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Rapport d'activite 2007

Hyperactif.net 

SITE D'INFORMATION SUR L'HYPERACTIVITE, L'AUTISME ET L'EPILEPSIE

LA GLOBALITE DES NUTRIMENTS

Les sucres et leurs fonctions

Le cerveau est un formidable consommateur de sucres qu'il utilise en grande quantité afin de le transformer en énergie et d'éviter l'hypoglycémie. Or, les sucres consommés par les bactéries, qui se sont multipliées dans la muqueuse intestinale, le sont au détriment des besoins en sucre du cerveau. On trouve des sucres naturellement partout dans la nourriture. Ils sont indispensables pour le métabolisme humain, mais il est nécessaire de lui fournir des sucres plus lents comme le fructose, sirop d'agave, sirop de riz ou le xylitol.

Vu la voracité des bactéries, il est indispensable de supprimer tous les sucres rapides. En toute hypothèse, un changement alimentaire permet à un alcoolique de se sevrer plus facilement, plus vite et plus durablement.

Les huiles et leurs fonctions

Les huiles sont notre protection vasculaire, hormonale, inflammatoire et allergique.

Dans le cerveau, les lipides complexes contiennent plusieurs types d'acides gras.
Plus du tiers des acides gras sont poly insaturés : ils viennent donc directement des acides gras essentiels de l'alimentation.

Une carence alimentaire en acides gras essentiels altère très gravement le cours du développement cérébral.

Lors des périodes où le besoin est particulièrement important, le système nerveux tente bien de compenser le déficit en trouvant des substituts, mais ceux-ci sont insuffisants et les anomalies commencent à apparaître dans le fonctionnement du cerveau. Sans lipides, notre alimentation serait triste, inefficace, mortelle dans tous les sens du terme.

A ceci s'ajoute que nous pouvons avoir le système enzymatique des acides gras perturbé par une intoxication aux métaux. Les conséquences pourront être multiples et en cascade.


LA METABOLISATION DES ACIDES GRAS

Pour les personnes ne connaissant pas la chimie, voici une succincte explication du travail de notre système de raffinerie, chargé de la métabolisation des acides gras ingérés lors de l'alimentation.

 

 

LES PROSTAGLANDINES (PG)

Toutes ces métabolisations serviront au système des prostaglandines.

Toutefois, si les transformations ne sont pas correctement exécutées, l'apport dans les prostaglandines 1, 2, 3 sera à un niveau insuffisant et pourra déclencher :

>Prostaglandine 1 : Maladies Allergiques

>Prostaglandine 2 : Maladies Rhumatismales + autres Inflammations + éventuelles sclérose en plaques, Parkinson

>Prostaglandine 3 : Maladies Artériosclérose, Thrombose, et Cardiovasculaires L'analyse des profils des acides gras membranaires et érythrocytaires

Les médecins traditionnels ne sont pas accoutumés à effectuer cette analyse qui permet de mettre en évidence le dysfonctionnement et les manques des acides gras dans les membranes des cellules. Or, les acides gras sont constitutifs de la membrane et leur absence a de lourdes conséquences dans de nombreuses pathologies. Ainsi, il est notoire que l'un des grands désorganisateurs du système enzymatique des acides gras explicité est l'intoxication au mercure.

Pour subvenir au manque ou aux défections du système enzymatique, il est nécessaire de complémenter l'alimentation du sujet avec des huiles.



Huiles végétales Bio, riches en oméga 3. Acide Alphalinolénique E.P.A.
Précurseur des Prostaglandines de la série 3

Huiles végétales Bio, riches en oméga 6. Acide Linoléïque
Précurseur des Prostaglandines de la série 1 + 2

Huiles végétales Bio, riches en oméga 6. Acide Gama-linolénique
Précurseur des Prostaglandines de la série 1

Huiles de Poisson, riches en DHA
Précurseur des Prostaglandines de la série 3

Prudence avec les produits contenant des huiles hydrogénées (chips, etc.)



METHODE>>>LES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES

Les enquêtes nutritionnelles nous apprennent que la majorité des populations des pays industrialisés ne reçoivent pas, par l'alimentation, les apports recommandés en minéraux et vitamines. C'est pourquoi, il est nécessaire de fournir au corps des compléments alimentaires afin d'éviter des carences responsables de dysfonctionnement.

Toutefois il est impératif d'éviter :

>Les vitamines et minéraux qui contiennent des traces de gluten et des dérivés du lait , colorants, conservateurs, et métaux

>Du Sélénium et Zinc sous la forme de grainions qui contient des conservateurs colorants (voir plus bas)!!!

Minéralisation sur de longues périodes dans l'année

>Des vitamines et minéraux

Après avoir fourni les glucides et acides linoléiques, il faut fournir des vitamines pour faire agir à leur tour les enzymes et protéines. Les membranes cellulaires, édifices formidablement complexes qui déterminent l'identité des cellules et assurent la transmission de l'information électrique et chimique entre les cellules, ont un besoin quotidien impérieux de métaux et d'oligo-éléments pour se construire et fonctionner.

En ce qui concerne les oligo-éléments et sels minéraux indispensables pour l'organisme, il est possible de faire des analyses de cheveux afin de détecter
d'éventuelles carences.

Les substances incriminées responsables de manque en oligo-éléments et sels minéraux sont :
- Les aliments riches en phosphore (en particulier les sodas et autres boissons industrielles) réduisent l'absorption du calcium, du magnésium et du fer et provoquent ainsi une déperdition importante.

- Les viennoiseries, les aliments conservés qui contiennent à la fois protéines et sucres (en particulier à base de lait écrémé en poudre, cacao et céréales pour le petit déjeuner, biscuit) réduisent l'absorption du zinc.

L'utilisation des herbicides et des pesticides provoque souvent une diminution des contenus des végétaux en vitamines. Des additifs et des polluants réduisent aussi la teneur des aliments en micro nutriments, comme les sulfites, très largement employés comme agent anti-brunissement, qui détruisent des vitamines B ou les nitrates, qui détruisent la vitamine C.

METHODE>>>OLIGO-ELEMENTS

Doses journalières d'oligo-éléments indispensables

>Magnésium L'apport journalier: 6mg par 7kg de poids, 480 mg par jour maximum

Le magnésium permet à la cellule nerveuse de mieux lutter contre le stress, la déprime, les angoisses.

Le magnésium est indispensable à la formation de l'os et à la bonne répartition du calcium dans les tissus et les cellules, à la production d'énergie, à l'activation des vitamines du groupe B, à l'adaptation au stress de l'ensemble de l'organisme et, plus particulièrement, du cœur et du cerveau.

Important d'éviter le magnésium sous forme de stéarate.

>Calcium L'apport journalier en calcium doit être de 800 à 1500 mg, selon l'âge.

Prudence : ne pas utiliser du calcium dérivé de produits laitiers

Elément de structure, il fait partie de la construction des os du squelette et des dents. Elément de fonction, il intervient dans la construction musculaire et dans les cellules du système nerveux ainsi que dans la coagulation du sang..

Un manque de calcium joue un rôle dans l'irritabilité nerveuse.

La bio disponibilité réelle du calcium /

Elle dépend de l'absorptivité, mais aussi de la rétention osseuse. L'excrétion urinaire est augmentée par la présence de sulfates et de sodium dans le bol alimentaire. En effet, l'élimination urinaire de ces deux ions est accompagnée par l'excrétion de calcium, liée à la baisse de la résorption rénale du calcium. En ce qui concerne le sodium, elle peut s'élever à 20-40 mg de calcium par gramme de sodium.

Les sulfates provenant de la dégradation des protéines sulfurées sont éliminés par les reins sous forme d'acide sulfurique. La résorption de calcium est diminuée afin de tamponner l'acidité de ce métabolite et de rendre les urines moins acides.
Effectivement, pour un apport supplémentaire de 50 g de protéines, il s'ensuit une élimination d'environ 60 mg de calcium. Pour compenser une excrétion urinaire de 50 mg de calcium, il faut en consommer entre 250 et 350 mg pour couvrir les pertes et les besoins qui sont, par conséquent, plus importants. Les aliments incriminés d'augmenter l'excrétion urinaire sont la viande, le lait, les œufs et les céréales, car ils contiennent une concentration élevée d'acides aminés sulfatés.

Le même phénomène a lieu avec les eaux minérales riches en calcium et en sulfates (par exemple l'eau de Contrexéville contient 486/l mg de calcium, contre 1187 mg/l de sulfates). La plupart des eaux ne représentent donc pas une bonne source de calcium. Les eaux minérales gazeuses en raison des carbonates sont à privilégier, car elles ont un taux d'absorption du calcium comparable à celui des produits laitiers; cependant la bio-disponibilité est réduite, car il y a un déficit en phosphore lorsque l'eau est bue loin des repas. Le même phénomène est observé lors d'une consommation excessive.

>Manganèse

Il intervient dans la fonction de la croissance osseuse, lutte contre les radicaux libres...


>Zinc

Le zinc est indispensable au bon fonctionnement du programme contenu dans les gènes. En l'absence de zinc, toute la croissance cellulaire est arrêtée. Le zinc est aussi nécessaire à l'expression des gènes et à la synthèse des protéines ainsi qu'au métabolisme de certains acides aminés.

En cas de déficit, même léger, de nombreuses fonctions dépendant de la multiplication cellulaire peuvent être perturbées :.

L'activité de plus de 300 enzymes dépend du zinc, dont la delta-6-désaturase, une enzyme clé du métabolisme des acides gras essentiels.
Environ 80 % de la population française ne reçoit pas par l'alimentation l'apport en zinc recommandé. Or, le zinc est par ailleurs le minéral le plus difficile à absorber. Le déficit est donc particulièrement fréquent.


>Fer

La baisse de fer dans l'organisme est souvent due à une intolérance au gluten (anémie)


>Sélénium

Elément de fonction, le sélénium lutte contre les radicaux libres responsables de l'usure des cellules. Il prévient le cancer et les maladies cardio-vasculaires, joue un rôle dans le système immunitaire et dans la fabrication des spermatozoïdes. Anti-inflammatoire, il réduit les effets toxiques des métaux comme le plomb.

N'oubliez pas que l'eau minérale peut constituer une autre source importante de sels minéraux et oligo-éléments. Idéalement, une consommation de 2 litres par jour des eaux

· 1 litre se trouve dans les aliments ;
· 1,2 litres dans la journée (p.17) ;
· A table, une eau légèrement gazeuse (p.17).

Entre les repas, l'eau minérale reste conseillée.

METHODE >>> LES VITAMINES

Des doses journalières de vitamines sont indispensables

Pour les vitamines veillez à ne pas dépasser les doses prescrites et à prendre la dose correcte conseillée, afin de ne pas bloquer l'absorption de l'oligo-élément qui ne deviendrait plus actif et, au contraire, entraînerait une super-carence et vous ferait ressentir des effets indésirables (maux de tête, troubles digestifs, nausée, vomissements).

Si vous désirez enrichir votre alimentation en vitamines, en sels minéraux et oligo-éléments, vous pouvez introduire des graines sans gluten grillées ou germées à vos plats.

METHODE >>>LES ACIDES AMINES

La fonction première des acides aminés

Le mercure cause une altération au niveau des principaux neurotransmetteurs, dont la sérotonine, la dopamine, le glutamate et l'acétylcholine.

Des dysfonctionnements de ces neurotransmetteurs et de leurs précurseurs sont constatés chez les enfants atteints d'un syndrome autistique. En plus des dysfonctions du langage, ces enfants manifestent des difficultés dans la formulation de concepts abstraits, ils n'arrivent pas à exécuter les consignes qu'ils reçoivent, ils ont tendance à refuser le contact avec les gens, ils sont saisis d'anxiété ainsi que par des comportements obsessionnels et compulsifs.

Ils souffrent de dérèglements sensoriels, et entre autre, d'un manque de sensibilité de la bouche, des mains et des pieds, ou alors à l'inverse d'une hypersensibilité responsable du refus de contact visuel ou/et physique. Cette valence se retrouve dans la sensibilité au bruit. Ils peuvent manifester une insensibilité totale à la douleur. Tous ces symptômes sont bien répertoriés.

Ces manifestations sont communes à une intoxication mercurielle qui cause des anomalies diffuses dans l'organisme en se liant ou groupe thiol (SH) des cystéines. Cette intoxication cause des dégâts multiples au niveau des enzymes, des mécanismes de transport et dans les protéines structurelles.

En bref

Les manifestations cliniques de l'intoxication mercurielles englobent des fonctions et des organes multiples avec des caractéristiques et intensités variables.


Les précurseurs des neurotransmetteurs :

>Le tryptophane

Le tryptophane est l'acide aminé utilisé par les neurones pour synthétiser la sérotonine, un neurotransmetteur dont l'étude approfondie a permis de comprendre son rôle essentiel dans l'humeur, l'anxiété, le contrôle pulsionnel, le comportement alimentaire, les pathologies de dépendance, l'agressivité et le suicide.

Par ailleurs, le tryptophane permet la production d'une partie du nicotinamide ou vitamine PP, transformé dans les coenzymes NADH et NADPH, ubiquitairement employés dans de très nombreuses réactions.

Il est le premier acide aminé pyrolysé lors de la cuisson, l'un des premiers à être oxydé par les radicaux libres et transformé par la flore intestinale en un dérivé, l'indican. Lors d'une constipation chronique, cette dégradation du tryptophane en indican prend des proportions suffisantes pour entraîner un déficit.

L'une des premières répercussions d'un déficit en tryptophane est la baisse de synthèse de sérotonine dans les neurones.

La dysfonction sérotoninergique est un facteur de risque de surpoids, de boulimie, d'anorexie, de " dépression agressive ", de tabagisme, d'alcoolisme, d'addiction à la drogue, de délinquance, d'accidents, de trouble obsessionnel-compulsif de la personnalité et de suicide.

Il est essentiel de veiller à une consommation suffisante en aliments riches en tryptophane, de ne pas laisser une constipation chronique s'installer et de fournir un supplément quotidien de lithium à dose infra psychiatrique qui favorise le passage du tryptophane dans le cerveau, de vitamines B1, B3, B6, B9, C, et zinc à dose nutritionnelle nécessaire à la synthèse de sérotonine, ainsi que du magnésium et de la taurine qui renforcent l'action de la sérotonine.

Il est donc d'autant plus important de fournir dès le plus jeune âge des moyens d'équilibration non toxiques au grand nombre d'enfants qui naissent avec cette dysfonction : le contact physique, les massages, la natation et le sport sous toutes ses formes.

Le tryptophane est à la fois l'acide aminé essentiel le plus difficile à trouver dans l'alimentation et le plus sensible aux agressions. Pour fortifier le terrain, il est essentiel de veiller à une consommation suffisante en aliments riches en tryptophane.

Le tryptophane devient la sérotonine, frein de l'activité cérébrale.

Les aliments riches en tryptophane:

Noix de coco, œuf, riz complet, betterave rouge, feuilles de bettes, carotte, chou, brocoli, chou de Bruxelles, chou-fleur, épinard, haricot vert, pomme de terre, viande et poisson.


>Taurine

La taurine entre automatiquement dans la catégorie des acides aminés conditionnellement essentiels de par le fait qu'elle est dérivée de la cystéine. Par ailleurs, elle est aussi sur-utilisée en présence de polluants dont elle est l'un des vecteurs d'élimination biliaire, de radicaux libres et de stress, qui augmentent son excrétion urinaire.

>Tyrosine

Le manque de tyrosine se traduit par une baisse du tonus psychique, un manque de concentration, une augmentation de la vulnérabilité au stress, une lenteur à la décision et à l'adaptation, une baisse de la libido et de l'humeur, un sommeil agité.

La tyrosine, pénétrant la barrière hématocéphalique grâce à un transporteur qui est aussi utilisé par d'autres acides aminés (la phénylalanine, le tryptophane, la méthionine, la valine, la leucine et l'isoleucine), il est nécessaire de la donner à jeun.

La tyrosine, dérivée de la phénylalanine, est une étape de la synthèse des catécholamines. Lors d'un stress, les glandes surrénales, comme les neurones, fabriquent plus de catécholamines. Dès lors, la demande en précurseurs augmente donc aussi. Si le stress est intense ou s'il se répète, les neurones noradrénergiques " surmenés " peuvent venir à manquer de la phénylalanine et de tyrosine.

Ce déficit reste en général localisé. Dans certaines dépressions, on a démontré une baisse de leur taux plasmatique. La prescription de tyrosine pour une baisse des capacités de concentration ou de mémorisation peut amener une optimisation de l'humeur.

En bref

· la tyrosine devient la dopamine>>lance l'éveil cérébral
· la tyrosine devient la noradrénaline >>accélère de l'éveil cérébral


LES NEUROTRANSMETEURS

>La sérotonine

Un enfant qui naît avec une dysfonction sérotoninergique est rapidement repérable par de l'impatience, de l'anxiété, de l'impulsivité, une tendance à l'agressivité, à la colère et à la violence, une plus grande dépendance affective, un moindre sommeil, et une attirance par le sucré.

En effet, c'est la sérotonine qui, au niveau du centre hypothalamique de la satiété, régule l'importance des consommations de glucides. Par ailleurs les glucides favorisent la synthèse de sérotonine en éliminant par l'insuline les compétiteurs de son précurseur, le tryptophane, au niveau du transport cérébral. Le sucre agit donc comme une automédication d'où la dépendance.



COLORANTS ET CONSERVATEURS !!!

LES ADDITIFS ALIMENTAIRES

ENQUETE sur les additifs alimentaires Revue Science & Vie N° 953 février 1997 par Marie-Laure Moinet

Un marché de plus de 65 milliard de Francs, chiffre qui augmente tous les ans

Avec ou sans ?

Le pain de tradition française ne doit contenir aucun additif,
en revanche, le pain courant français peut en posséder quatorze.
Mais il contient surtout de l'acide ascorbique, qui favorise les bulles, et un émulsifiant. Le pain pré-emballé renferme en plus des matières grasses et un conservateur.

Les râpés sans fromage

Il fond, file, nappe, gratine mais ce n'est pas du fromage ...
Cette spécialité pour plats cuisinés industriels contient de l'eau, des matières grasses végétales, des protéines laitières, du sel des arômes et une dizaine d'additifs : sels de fonte, émulsifiants correcteurs d'acidité, colorants et amidons

Pourquoi donner une si grande importance aux produits bio ?
Tout simplement parce que les fruits et légumes ne sont pas traités ni avant, ni après la récolte et les animaux de boucherie sont mieux traités et mieux nourris.

Mais bien entendu, chacun fait son marché selon ses besoins et ses moyens.


L'IRRADIATION EN QUESTION

Article paru dans l'Impatient de septembre 1997/N° 23
La commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité, la CRII-RAD, consacre son bulletin, le Trait d'union no 4 de mai-juin 1997, à l'irradiation des aliments.
La France comme d'autres pays nucléarisés a été l'un des premiers pays où s'est développé cette technique prônée pour conserver les aliments. Faisant fi de toute prudence élémentaire, compte tenu en particulier de la formation de radicaux libres dans les aliments irradiés, l'Organisation Mondiale de la Santé déclarait en 1980 que " l'irradiation des aliments jusqu'à une dose de 10 kilogrey ne présentait aucun risque toxicologique.

" Actuellement la France autorise l'irradiation des produits suivants : fraises, fruits secs, oignons, eaux, échalotes, légumes secs, céréales, farine de riz, plantes aromatiques, épices, légumes déshydratés, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, viande de volaille, cuisses de grenouilles, crevettes, camemberts et camembert au lait cru, gomme arabique, caséine et caséinates, sang animal, colostrum bovin et blanc d'œuf.
Beaucoup de ces produits servent d'ingrédients dans des aliments composés qui ne sont soumis à aucun étiquetage stipulant que certains de leurs ingrédients ont été irradiés.

Par ailleurs, même l'étiquetage des produits entiers laisse à désirer. Comme l'atteste des contrôles réalisés par la CRII-RAD sur des cuisses de grenouilles : 13 des 19 échantillons achetés ne comportaient aucune étiquette alors qu'ils avaient bel et bien été irradiés.>>

Pour tout savoir sur le sujet, on peut se procurer le dossier de la CRII-RAD en contactant la CRII-RAD : Le Cime, 471 av. Victor-Hugo / 26000 Valence.

Tél. : 04.75.41.82.50 - Fax : 04.75.81.26.48
(art. L'IMPATIENT Sept. 1997 NO 23)


L'ASPARTAME

D'ICI à trois ou quatre ans, la planète consommatrice sera-t-elle frappée par un scandale pire encore que celui du tabac ? Une bombe aux multiples effets collatéraux.

L'histoire commence en 1966 lorsqu'un chercheur du laboratoire Searle dont le siège se trouve à Skokie (Illinois) découvre qu'une poudre testée contre les ulcères d'estomac se révèle un puissant édulcorant, deux cents fois plus sucré que le sucre. Synthèse de deux amino-acides, le L-phénylalanine et le L-aspartic, et de méthanol, l'aspartame n'est nullement confectionné à partir de sucs naturels. Non plus qu'il n'est le produit inoffensif annoncé par Robert Shapiro, le président du groupe qui le fabrique et qui prétend " partout dans le monde, chercher à améliorer la vie des gen s ".

L'aspartame, que le médecin américain Joseph Mercola décrit comme " la seule arme biochimique en vente dans les grandes surfaces " et dont nous avons déjà dénoncé ici l'extrême nocivité, eut toutes les peines du monde à obtenir de l'USFDA - Food and Drug Administration - l'autorisation d'exploitation, de nombreuses associations se mobilisant autour de médecins scandalisés que la puissance publique cautionne la diffusion d'un poison que le Pentagone lui-même a classé dans un inventaire... réservé à la guerre biochimique ! Mais quarante années après sa découverte, rien qu'aux USA, l'Aspartame-Nutrasweet entre dans quelque 5 000 préparations consommées par 200 millions d'individus.

L'AXE DU BIEN OU DES EMPOISONNEURS ?

En 1974, Searle obtient du FDA que l'aspartame soit considéré comme un " additif alimentaire " en dépit du fait qu'un pathologiste de ses propres services, le Dr Adrian Gross, ait dénoncé dès 1973 les fraudes pratiquées par Searle dans ses résultats d'analyses. Désigné pour enquêter sur ces pratiques, l'avocat fédéral Samuel Skinner eut en réalité pour mission d'étouffer le scandale naissant. Car en 1974, John Olney, professeur à l'Université Washington de St Louis et sommité américaine dans les maladies du cerveau, exige une enquête publique : l'ingestion d'aspartame provoque de microscopiques lésions dans le cerveau des souris testées, lésions confirmées en 1976. Le FDA doit reconsidérer son autorisation. Skinner continue cependant à couvrir les manipulations de Searle. En février 1977, il sera destitué sur intervention directe de Jimmy Carter... et intégrera aussitôt le cabinet Sydney and Austin, conseil juridique de Searle. Quelques années plus tard, on le retrouvera à la tête de la Federal Aviation Agency, à un moment où une campagne déclenchée par le Palm Beach Post met un certain nombre d'accidents d'avion au compte de comportements aberrants d e pilotes gros consommateurs de café sucré à l'aspartame. Puis Skinner sera directeur des opérations de George Herbert Bush durant la Guerre du Golfe. Il lui faudra désamorcer le scandale dit du " syndrome de la Guerre du Golfe ", provoqué par la consommation de Coca-Cola light resté pendant des semaines en plein soleil. Clinton en fera même un ministre des Transports, bien entendu en charge de toutes les questions aéronautiques. D'ailleurs, Clinton fut particulièrement impliqué dans les démêlés judiciaires de Searle et de Monsanto.. En 1996, ne nomma-t-il pas à la Cour Suprême, qui eut justement à se prononcer sur certains d'entre eux, le Noir Clarence Thomas, un autre ancien avocat de Searle ?

12 MILLIONS DE US$ DE POTS-DE-VIN!

1977 : Donald Rumsfeld est appelé à la tête de Searle. L'actuel ministre de la Défense de Bush minus, ancien membre du Congrès pour la circonscription de Skokie, conseiller spécial de Nixo n puis de Ford, était en train de devenir un poids lourd du Parti républicain. En même temps, William Conlon remplaçait Skinner et pendant deux ans gelait le dossier. A son tour, il rejoindra l'équipe dirigeante de Searle alors que son successeur devait faire face à une recrudescence d'attaques. Trois scientifiques appartenant à Searle, notamment, contestaient " la réalité des tests sur les tumeurs du cerveau effectués par la compagnie ".

Septembre 1980: le FDA annule son autorisation de mise sur le marché de l'aspartame.
Novembre 1980: Ronald Reagan est élu. Donald Rumsfeld, qui appartient à son équipe provisoire, est nommé en janvier 1981 ministre de la Défense. Dès le 25 janvier, jour de l'entrée en fonction de Reagan, le directeur du FDA est limogé et remplacé par Arthur Hayes qui déclare aussitôt que les composants de l'aspartame " ne sauraient causer de dommages neurologiques ". De fait, dès juillet 1981, il autorisera l'utilisation d e l'aspartame dans les aliments solides puis, en novembre 1981, les boissons non alcoolisées. Il démissionne alors pour occuper le poste de consultant médical dans la firme de relations publiques de Searle. Prévenu avant tout le monde de l'autorisation définitive donnée à l'introduction de l'aspartame dans les boissons non alcoolisées, Pepsi, dont le président, Donald Kendal, est un vieux complice de Rumsfeld, lancera dans le monde entier une formidable campagne de propagande associant l'aspartame avec les boissons à la cocaïne et à l'acide sulfurique : le terme "light" devient un mot-clé de la "world-bouffe".
En remerciement de ses bons et loyaux services, Donald Rumsfeld se verra offrir une sympathique prime de 12 millions de US$. Robert Shapiro, l'ancien avocat de Searle qui avait préconisé le remplacement de l'appellation Aspartame, déconsidérée, par celle de Nutrasweet est nommé en1983 directeur de Monsanto. Lequel, en 1985, rachètera Searle dont il fera une fili ale sous la dénomination de Nutrasweet-Kelco, firme vendue en mai 2 000 à J.W. Childs Equity Partners II, société dont on a tout lieu de penser qu'elle n'est qu'un prête-nom. D'ailleurs, la licence que possédaient Searle et Monsanto était arrivée à échéance.

DESTRUCTION MASSIVE

Entre 1985 et 1996, quatre cents expertises et contre-expertises ont été officiellement effectuées sur l'aspartame. La moitié d'entre elles ont conclu à la dangerosité du produit. L'autre à son innocuité. Les premières furent conduites par des organismes indépendants. Les secondes... par Searle ou Monsanto ! En 1985, 650 plaintes avaient été déposées : 10 000 le sont actuellement.

Car ce banal " additif alimentaire " bénéficiant du soutien massif de la puissance publique est un "additif" de synthèse qui, porté à une température de 85° Fahrenheit, ou 32,7o Celsius, se détériore en alcool méthylique (méthanol), lequel, à son tour, se décompose en formaldéhyde - un détergent, carcinogénique très toxique -, en acide formique ainsi qu'en un agent connu responsable de tumeurs du cerveau, le dikétopiperazine ou DKP.. L'astuce de Searle, puis de Monsanto, aura été pendant des années de prétendre que le méthanol est un composant courant que l'on trouve par exemple dans le citron ou la tomate. A ceci près que, dans la nature, il est toujours accompagné d'éthanol "adoucisseur" et de pectine. Dans l'aspartame, en revanche, il s'agit d'un " méthanol libre " à 10 % de concentration du produit, une dose mille fois supérieure à celle rencontrée dans n'importe quel autre produit alimentaire.

Résultat : migraines, étourdissements, vomissements, nausées, troubles de la vision, convulsions , il faut au moins deux mois d'interruption pour que les troubles cessent. Au bout du compte, ce seront des tumeurs du cerveau, du sein, de l'utérus, des ovaires, du pancréas etc... Le cerveau, le système nerveux, le nerf optique sont att eints. Le FDA lui-même aura indirectement reconnu l'aspartame pour responsable de 92 symptômes et pour facteur aggravant dans les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, la sclérose en plaques, l'arthrose, les complications diabétiques, la dépression, le lupus etc... Rien qu'aux USA, plus de 20 millions de personnes ne peuvent métaboliser la phénylalanine.

En outre, souvent recommandé par des diététiciens dans les régimes alimentaires, l'aspartame aboutit au résultat exactement inverse. Lorsqu'en effet on absorbe une certaine quantité de glucides, la sérotonine joue dans le cerveau un rôle inhibiteur et provoque un sentiment de satiété. Or l'aspartame bloque la production de sérotonine : plus on consomme de Coca-Cola light, plus on a faim et plus on a soif. L’obésité n'est pas très éloignée.

Recrudescence des déficiences cérébrales, dégénérescence intellectuelle, chute de la mémoire immédiate, un vocabulaire qui rappelle une pandémie récemment trompe ttée par les media... Elle a bon dos, la vache folle, tandis qu'insidieusement l'arme de guerre planétaire, arme de destruction massive s'il en est, qu'est l'Aspartame-Nutrasweet continue à exercer ses ravages.

Le soja oui, mais modéremment